À propos : qui nous sommes, nos sources, notre méthode
Kais Saied, un dictateur raté est un site d’information indépendant et à but non lucratif. Son objectif : documenter, faits et sources à l’appui, les abus de pouvoir et les atteintes aux droits humains et à la Constitution commis sous la présidence de Kais Saied, en commençant par la mise au pas de la justice.
Pourquoi ce site
Depuis le 25 juillet 2021, la Tunisie a vu son Parlement fermé, sa Constitution suspendue puis remplacée, son Conseil supérieur de la magistrature dissous, 57 magistrats révoqués par décret et des dizaines de juges, d’avocats, de journalistes, d’opposants et de citoyens poursuivis ou emprisonnés. Ces faits sont documentés, mais dispersés entre des avis des Nations unies, des rapports d’ONG, des décisions de justice et des centaines d’articles de presse, souvent en arabe.
Ce site les rassemble, les date et les relie, pour que chacun, en Tunisie comme à l’étranger, puisse vérifier par lui-même ce qui s’est passé.
Avec qui ce site a été construit
Ce site n’existerait pas sans le travail de nombreux médias tunisiens et internationaux, et des organisations non gouvernementales qui documentent la situation depuis 2021 : organes des Nations unies, Amnesty International, Human Rights Watch, la Commission internationale de juristes, Reporters sans frontières, le Comité pour la protection des journalistes, la Ligue tunisienne des droits de l’homme et bien d’autres. Leurs publications sont citées et liées à chaque page.
Il a aussi été construit avec l’aide d’anciens prisonniers du régime de Kais Saied et de familles de prisonniers politiques, qui ont partagé leurs témoignages et leurs documents. Nous protégeons l’identité de celles et ceux qui le souhaitent.
Indépendance et financement
Le site est à but non lucratif. Il ne contient aucune publicité, ne vend rien et ne perçoit aucun revenu. Il ne reçoit de financement d’aucun parti politique, d’aucun gouvernement ni d’aucune entreprise. Les photographies et vidéos sont reproduites à des fins d’information, de commentaire et de critique, sans exploitation commerciale ; leurs auteurs sont cités lorsqu’ils sont connus.
Notre méthode
Chaque fait publié sur ce site renvoie à une source accessible. Nous distinguons quatre niveaux de sources, et l’indiquons au lecteur :
- Les décisions et documents officiels : jugements, décrets, avis des Nations unies, réponses officielles de l’État tunisien.
- Les organisations indépendantes : ONG internationales et tunisiennes, associations professionnelles de magistrats, d’avocats et de journalistes.
- La presse tunisienne et internationale.
- Les documents fournis par les personnes concernées ou leurs proches. Ils sont toujours présentés comme tels, par exemple « selon son rapport » ou « publié sur le site consacré à son dossier ».
Lorsque les autorités tunisiennes ont exposé leur position, nous la présentons, avec un lien vers le document d’origine lorsqu’il existe. Les analyses sur les motivations du pouvoir sont attribuées à ceux qui les formulent. Les dates et les peines sont vérifiées auprès d’au moins une source fiable ; en cas de divergence entre sources, nous le signalons.
La liste des prisonniers politiques n’est pas exhaustive : elle recense les cas rendus publics, avec la situation connue de chacun, et elle est complétée au fil des nouvelles arrestations.
Corrections, documents et contact
Une erreur, une date inexacte, une situation qui a changé ? Nous corrigeons rapidement toute erreur factuelle qui nous est signalée, sources à l’appui. Les familles, avocats, journalistes et chercheurs qui souhaitent transmettre des documents ou signaler un cas absent de la liste peuvent nous écrire à contact@kaissaied.com.